Lettre du 15 octobre 1966 de Roger Châtelain à Louis Delavelle

lundi 30 janvier 2006
par  JML

Cette lettre de Roger Châtelain à Louis Delavelle, est le courrier décisif qui éclaire les relations entre les patronymes "de la Velle" et "Richard-Guenin", mais qui n’explique pas le double usage des patronymes pendant ces trois siècles...sauf si Etienne Girardin est un Richard-Guenin.


"Tramelan, le 15 octobre 1966.

Cher ami.

Merci pour votre envoi du 10 octobre. Il faut croire que je fus bien pessimiste dans ma dernière lettre, car je n’ai pas su prévoir ce qui allait arriver d’heureux. Apres tout, je ne suis pas devin mais tout de même !!!.
Rais s’est quand même « déboutonné" pour vous faire parvenir la photocopie tant désirée. Tant mieux. En outre, le document quoique un peu confus, semble nous apporter cette preuve si désirée par vous (et par moi), bien que toute la luminosité souhaitée n’y soit pas. Le mot que vous n’avez pas trouvé et que vous me demandez de chercher, s’y trouve bel et bien. Je crois, cher ami, que de nous deux c’est vous qui avez gagné le match !

En effet, un passage qui vous a échappé parait donner la solution tant cherchée. Tout d’abord, Antoine au nom de sa femme est demandeur contre Jean Richard et Etienne qui sont défendeurs dans une affaire de succession. Le texte est assez facile a lire.

Je lis ensuite ; ""En oultre estait ancore ledict anthoine demandeur contans que touchant des biens que la femme de Jehan Richard deffendeur que dessus pourrait avoir appourtez, en la maison dudict feu Richard Guenin, que se trouveront dehuement, nÿ vouloit riens prandre ny avoir semblablement quant aux biens que estienne gindre, et deffendeur que dessus dit pourroit avoir appourtez en la maison dudict feu Richard Guenin de la maison de son pere nÿ pretendoit ne nÿ querelloit riens, mais des aultres biens tuel et quel quilz peullent estre, pretend den estre heritier comme lung deux.""

Si c’est bien clair, Etienne aurait donc été le gendre de feu Richard-Guenin et aurait apporté des biens en épousant l’une de ses filles. Il était en quelque sorte le beau-frère de Jean Richard et d’Antoine. Ce que je vous écrivais : « sauf si l’acte cache un traquenard » s’est certainement réalisé. Ce dernier existe car le notaire Vernier aurait dû sans doute écrire : « ...demande à Jean Richard et Etienne ses beaux-frères... » ou bien : « et a Etienne beau-frère dudit Jean Richard... ». Ce qui est curieux, c’est qu’il s’obstine a ne pas citer le nom de famille d’Etienne ; pourquoi ? Fichu notaire ! Ce qui m’étonne aussi c’est que le mot-solution n’ait pas sauté aux yeux de Rais.

Tout de même, plusieurs preuves étaient là pour faire d’Etienne un Richard Guenin et dire que les de la Velle ont porté aussi pendant trois générations le patronyme Richard- Guenin, celui de la femme d’Etienne !
Voila une pilule que je n’arriverai pas à avaler !
Je vous adresserai une copie lisible du document mais veuillez patienter. Je vous envoie, cher ami, mes bien sincères salutations.
A la hâte.

Roger Châtelain
Rue du 26-mars 34"



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