Etienne de la Velle au Collège Jésuite de Porrentruy (de 1690 à 1732).

dimanche 29 janvier 2006
par  JML

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La relation de la vie d’Etienne de la Velle au collègue de Porrentruy commence avec son arrivée dans l’année 1690.

 ANNÉE 1690

  • Lorsque l’année s’acheva, il y avait vingt-quatre habitants au collège : treize pères, quatre maîtres et sept coadjuteurs temporels. Deux pères enseignèrent la théologie polémique et morale ; trois, la philosophie et deux, les belles-lettres en compagnie des quatre maîtres. L’un d’eux, en professant les quatre vœux, s’attacha plus étroitement à la Compagnie militante : il s’agit du P. François Monnot, originaire de Trévillers en Bourgogne, dans le diocèse de Besançon.
  • Accédèrent à de nouvelles fonctions : le P. Martin Gottrau, comme ministre, et le P. Clément Faber, comme professeur de logique, tous deux arrivés de Feldkirch ; le M. Etienne de la Velle de Fribourg en Suisse, comme professeur de grammaire supérieure ; le M. Claude Molitor, comme professeur de grammaire inférieure d’ordre supérieur ; le M. Joseph Billieux de Fribourg en Suisse, comme professeur de grammaire inférieure d’ordre inférieur ; Joseph Egger de Saint-Morand, comme portier et Simon Plattner de Fribourg en Suisse, comme cuisinier.

 ANNÉE 1691

... Le P. Sébastien Roll s’en alla à Constance pour enseigner la philosophie après en avoir achevé l’étude chez nous. On désigna à sa place le P. François Brunet qu’on fit venir de Fribourg en Suisse. Le P. Jacques Rosenthaler fut envoyé d’abord à Munich, puis à Ingolstadt ; de là, comme une mutation avait lieu à nouveau, il partit pour Dillingen afin d’occuper la charge de sous-régent. C’est le P. Jean Baptiste Zeltner qui lui succéda pour l’enseignement de la rhétorique. Le M. Joseph Reiff fut renvoyé à nos frais à Fribourg en Suisse, sa patrie, ou il se fit opérer avec succès d’une hernie qui le gênait, puis s’en alla à Ingolstadt pour étudier la théologie. Le M. Etienne de la Velle le remplaça comme professeur de poésie. Le M. Claude Molitor nous quitta pour enseigner les humanités à Constance. Chez nous arrivèrent les MM. Bernard Jost et Léon Eggs : le premier, de Fribourg en Suisse pour enseigner la grammaire ; le second, d’Ingolstadt pour enseigner les rudiments. Servais Briat vint de Saint-Morand pour occuper chez nous la charge de dépensier : nous envoyâmes là bas pour le remplacer le très cher Joseph Egger et à Dillingen le très cher Dominique Abegg, lequel devait exercer la fonction de dépensier.


 ANNÉE 1691

...Avant le début de cette année, à l’occasion des mutations de personnel qui ont lieu en automne, le P. Pierre Mabillon fut appelé de chez nous à Fribourg en Suisse pour enseigner la controverse ; le M. Etienne de la Velle, professeur d’humanités, se rendit à Ingolstadt pour poursuivre ses études et le M. Bernard Jost partit pour Fribourg en Suisse ou il se destinait à l’enseignement de la syntaxe inférieure. Pour les remplacer arrivèrent le P. Joseph Weiss de Fribourg-en-Brisgau, comme professeur de controverse ; le P. Etienne Russi de Rottenbourg, comme ministre de ce Collège - il succéda au P. Joseph Sury, qui séjournait à Œlenberg, retenu par la goutte - ; le M. Joseph Danet de Fribourg-en-Brisgau, comme professeur de poésie ; et le M. Jacques Schueler d’Ingolstadt comme professeur de rudiments. Une personne, Servais Briat, acheva sa formation de coadjuteur temporel par la profession des vœux publics à la fête de la Purification de la Vierge.



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