Un voyage virtuel dans la Franche-Montagne

lundi 5 février 2007
par  JML

Ce petit guide est destiné à ceux qui voudraient visiter les lieux où vécurent leurs ancêtres lointains de la famille "de la Velle " et "Richard-Guenin".

Cette visite commence par Porrentruy. C’est un choix délibéré car la capitale de la principauté-évêché de Bâle fut au centre des préoccupations des habitants de la Franche-Montagne des bois. Les épreuves de force entre les habitants et le Prince-Evêque jalonnent les années 1450 à 1600. Des de la Velle et des Richard-Guenin s’y distinguèrent.

Nous vous proposons, dans l’ordre, de visiter :

  • Porrentruy :
    JPEG - 79.4 ko

    le château des Princes-Evêques, le collège jésuite et son église, l’église St-etienne et la Mairie (tableau de l’éxécution de Pierre Péquignat qui fut défendu par Joseph Conrad Rossel époux de Marie Madeleine de la Velle). Agathe de la Velle vécu chez les soeurs Ursulines près de l’église Saint-Pierre. Si vous avez un peu de temps, rendez visite aux Archives de l’ancien évêché et les Archives cantonales. Vous pourrez y consulter les originaux du Traité de Delémont ou la lettre de fief de Jehan de la Velle datée de 1550. La cour du château est un lieu privilégié qui vous permettra d’admirer Porrentruy dans son ensemble.

  • Saint-Ursanne :
    JPEG - 78.8 ko

    cette magnifique petite cité médiévale est à visiter en détail car vous y verrez beaucoup de traces des oeuvres de Jean-Henri Richard-Guenin, fils d’André de la Velle dit Richard-Guenin. Il fut le custode de la collégiale, reconstruit le parcours d’accès à l’ermitage de Saint-Ursanne et habita quelques demeures de la cité. On retrouve ses initiales JHRG en plusieurs endroits. Il est enterré dans la collégiale.

  • Bellelay : ancienne abbaye de Prémontrés, restaurée récemment. Visitez la collégiale construite par des architectes autrichiens.
    JPEG - 72.5 ko
    Collégiale de l’abbaye de Bellelay

    Elle vous rappellera les églises baroques du Voralberg. Le père de Jehan de la Velle, Etienne Girardin, s’y maria vers 1520 avec la fille de Richard Huguenin (appelé plus tard Richard Richard-Guenin). C’est dans cette abbaye que les moines inventèrent le fromage local "Tête de moine". C’est l’abbé de Bellelay qui accorda le fief féodal du Bois Derrier aux de la Velle et aux Richard-Guenin en 1524 et 1550.

  • Le lieu-dit le Bois-Derrier et la pâture de la velle : c’est là que l’abbaye de Bellelay possédait un domaine qu’elle donna en fief à Jehan de la Velle et à Jehan Billeboz Richard-Guenin son cousin germain. Jehan de la Velle y avait sans doute une ferme que nous n’avons pas pu localiser à ce jour mais qui se trouve probablement à l’emplacement des ruines d’une très ancienne ferme au dessus de la ferme de la Neuve-Velle. Tout proches, vous pourrez vous promener dans le hameau des Rouges-Terres et parmi les fermes des Montbovats où vivèrent de nombreux membres de la famille dont André de la Velle qui accompagna le Cardinal de Sainte-Cécile à Rome. Ne manquez pas les tilleuls millénaires, à l’entrée des Rouges-Terres qui virent probablement à leur pied passer nombre de de la Velle et de Richard-Guenin.
  • Les Cerlatez sont un hameau de Saignelégier très typique de la Franche-Montagne. La ferme de Claudat de la Velle y est la plus ancienne et classée au patrimoine suisse. Elle est situé tout en haut du cercle des fermes des Cerlatez. Vous y verrez une immense pâture où paissent vaches et chevaux en bonne intelligence. Les deux fermes en bas à gauche de l’arc des Cerlatez ont été construites sur des chéseaux achetés par des Richard-Guenin vers 1670.
  • Saignelégier : la capitale de la Franche-Montagne actuelle. Elle ne fut pas la première localité de la "Montaigne des Bois". Ce furent probablement les Bois, Muriaux et Saint-Brais qui reçurent les premiers habitants de la Franche-Montagne. Dans l’église de Saignelégier, ne manquez pas l’autel qui vient de Bellelay. Saignelégier est une localité très dynamique dont les principales activités sont l’horlogerie, l’élevage, la transformation du lait et le tourisme. Autour du 15 août, la fête du cheval est un événement régional important.
  • Muriaux : dans ce magnifique petit village de la montagne, vous pourrez admirer le grenier fort qui trône au centre du village. C’était l’endroit, à l’écart de la ferme où était protégés les semences, les habits de cérémonie et les richesses des propriétaires. Ils étaient là protégés des dégats causés fréquement par le feu dans les fermes. Ne manquez pas le grenier fort de Muriaux. Il servait à entreposer les semences et les richesses de la famille loin des risques d’incendie de la ferme.
  • Les Pommerats : en descendant vers Goumois, vous pouvez faire un détour par les Pommerats où habitait Henry de la Velle, gros Voëble de la Franche-Montagne (sorte de préfet de l’époque). Il y a aux Pommerats de très vieilles fermes.

La partie suisse de la visite se termine en passant le pont de Goumois. A cette époque, Goumois faisait partie de la seigneurie de Franquemont longtemps disputée entre les Princes de Montbéliard et les Princes-Evêques de Bâle. Il y avait là plusieurs châteaux-forts dont les ruines sont encore visibles depuis Muriaux et Goumois. La visite proposée se poursuit en France dans les lieux où vécurent Pierre de la Velle et ses descendants. Ces fermes sont toutes localisées sur le plateau de Maîche.

  • Les Plains et Grands-Essarts : Pierre de la Velle y occupa la ferme du Creux en arrivant de Saignelégier et juste avant de rejoindre la Burdelière. Il faut noter que les fermes que la famille occupa sont toujours isolées (depuis le Bois-Derrier d’ailleurs). La ferme se situe près du hameau de la Mine où des Delavelle vécurent jusqu’en 1850.
  • La Burdelière : cette ferme faisait partie d’un ensemble de fermes sur la route de Trévillers à Maîche. La ferme où vivaient les de Lavelle n’a pu être identifiée. D’après les occupants actuels, il s’agirait d’une ferme ayant brulé il y a quelques années et située à l’écart du groupe de fermes actuelles.
  • La Chaux de Damprichard : A quelques centaines de mètre de la Burdelière, on trouve la ferme de la Chaux dans la plaine. Elle est toujours en activité.
  • Derrière le Château : c’est une ferme ancienne de très belle facture située derrière les ruines du château de Maîche. Le père de Jean François Xavier de Lavelle y a vécu et Jean François Xavier de Lavelle y est probablement né.
  • Le moulin de Valory : ce moulin est actuellement en ruines. Jean François Xavier de Lavelle y était meunier. On peut cependant encore voir l’implantation de ce moulin et quelques murs sont encore visibles dont le canal qui passait sous le moulin pour alimenter les aubes. Il faisait partie des propriétés de la commune de Saint-Hippolyte (descendants des Comtes de la roche) comme beaucoup de moulins sur le Dessoubre. Jean François Xavier de Lavelle y travailla pendant environs 10 ans avant de se transporter quelques kilomètres vers l’est, à En Clans, en direction de Mouillevillers sur la rive droite du Dessoubre.
  • Ferme d’En Clans : Il s’installa ici pendant la révolution avec ses enfants alors que son frère Félix s’installait à la Combe de Fleurey à 1 kilomètre de là vers Mouillevillers. Les deux fermes sont accessibles à partir de Mouillevillers par une route enpiérrée ou à pied à travers les pâtures à partir de Blanchefontaine. A partir de ce dernier hameau, la route n’est pas carrossable. Il ne reste de la ferme d’origine que les fondations sur lesquelles une loge a été construite dernièrement.
  • Ferme de la Combe de Fleurey : cette ferme bien que située sur la commune de Fleurey est très éloignée du village de Fleurey. C’est une construction datant de 1829 et construite par les frères Delavelle comme l’indique l’inscription sur le linteau de la porte d’entrée. Elle fut sans doute construite par les enfants de Jean François Xavier Delavelle et de Felix Delavelle. Plusieurs familles vivaient dans ce très grand bâtiment. Selon les maçons qui la restauraient dernièrement, elle fut sans doute construite par des bâtisseurs de couvents en raison de son mode de construction et des matériaux employés.
  • Saint-Hippolyte : le village de Saint-Hippolyte au confluent du Doubs et du Dessoubre fut au 16ème et 17ème siècles une place importante et la résidence des comtes de la Roche.
    JPEG - 72.3 ko
    Le couvent des Ursulines
JPEG - 56.3 ko
Pierre tombale

On peut y voir à l’intérieur de l’église les pierres tombales de plusieurs Richard-Guenin ainsi que la pierre de Marie Jeanne Richard épouse d’honorable Briot, bourgeois de Saint-Hippolyte. Près du pont sur le Doubs l’ancien couvent des Ursulines abrite aujourd’hui la gendarmerie. Anne-Marie de la Velle en fut la supérieure.


Les images ont été générées avec le logiciel Google Earth (Marque déposée et copyright de Google)



Sites favoris


3 sites référencés dans ce secteur

Brèves

20 janvier 2006 - Des familles portant le patronyme Richard descendent de la famille Richard-Guenin

Une branche de la famille Richard-Guenin venue en France par Villers le Lac a donné naissance à (...)