Les origines de la famille Rossel.

Histoire de ses membres qui vécurent au seizième siècle.
mardi 30 janvier 2007
par  JML

Introduction au document :

"Au mois de mai 1963, deux de nos collègues, MM. le docteur Georges Rossel, de Paris, et Claude Rossel, notre actuel trésorier, ont bien voulu me demander mon opinion sur un travail que le premier d’entre eux venait de terminer et qu’il avait consacré à des recherches généalogiques sur leur famille, depuis ses origines connues, et d’après les Archives consultées à la Bibliothèque nationale, ou à Besançon, Porrentruy et Montbéliard.
Utilisant l’importante documentation mise à sa disposition, le docteur Rossel a rédigé une étude solide, complète, sur ses ancêtres les plus marquants, du milieu du XVe siècle à la fin du XIXe, étude réservée a sa seule parenté, donc privée, et dont j’ai pris connaissance avec le plus vif intérêt. Mais il m’a autorise à en tirer un certain nombre de détails qui, se rattachant à un passe riche en faits curieux, me permettront d’évoquer celui-ci, c’est-à-dire de revenir sur quelques-uns des événements qui constituent l’histoire de notre petit « Pays », sur ses mœurs, ses institutions administratives d’antan, - de même que sur les Comtes ou Ducs qui ont tenu le destin de Montbéliard entre leurs mains, et avec lesquels ont eu des relations suivies la plupart des Rossel dont il sera question au cours de cet exposé. Je ne suivrai ces derniers, le plus souvent, que dans les charges ou fonctions à eux confiées par la volonté du souverain ou par le suffrage de leurs mandants."
L. R. (l)

Société d’Emulation de Montbéliard - Bulletin et Mémoires - LXIVe volume - 1965 - Imprimerie Metthez frères à Montbéliard.

Pages 47 à 77 (l’extrait couvre les pages 47 à 51)


La descendance de Conrad Rossel et de Marie Madeleine de la Velle peut être consultée sur le site http://genealogie.dbls.org .
On y retrouve aussi Claudat de la Velle et Françoise Erard.


I. Les origines

Le plus ancien Rossel rigoureusement authentifié figure aux registres de bourgeoisie de Porrentruy (Suisse aujourd’hui), sans que soit précisée l’année de sa naissance ou sa profession. Il se prénomme Jehan, a vécu vers 1450 et est mort après 1500.
Cependant, des Rossel sont déjà signalés dans la région à Chevenez, à Réclère, à Alle dès 1314, tandis qu’un Guyot Ly Rossel habite Bocourt, ou Beaucourt (Territoire de Belfort) en 1382, tous d’une même ancienne souche, sans doute, étant donné le peu d’éloignement de ces diverses localités. On les appelle « Le Rossel » ou « dit Rossel », transformation du terme « roussel », ou « le roux », simple surnom venu d’un caractère physique de l’individu ainsi qualifié et qui se transmettait aux membres de sa famille et à ses descendants, lesquels ne se distinguaient, au XIVe siècle ou antérieurement, que par un prénom. Le nom patronymique Rossel ne deviendra définitif que vers la seconde moitié du XVe.

Un petit-fils de Jehan, Thiébauld, doit être un personnage assez important de Porrentruy (3), dont il est bourgeois comme son grand-père ; les papiers des notaires de la ville le citent une trentaine de fois de 1553 a 1578 : il est acheteur « de rentes annuelles, de censes, de terrains » à Chenevez ou a Courtedoux, et même de tout un héritage comprenant « meubles, immeubles, champs, prés, vergers, argens, lits, linceuils, pots, chaudières, etc.., sans rien réserver, avec frais d’enterrement et autres dettes, pour la somme de : 15 écus d’or au juste poids, frappes du coin du Roy de France » ; ces biens sont ceux de dame Barbela, épouse de feu Jehan Bourquin, de domicile non indique. Par ailleurs, Thiébauld rendra des sentences arbitrales et sera, ici ou là, tuteur et curateur.

Son fils aîné, Bourcard, tabellion en la capitale du Pays d’Ajoie, bourgeois et même Conseiller de la ville aura, en outre, le titre de « châtelain » de la Terre de Florimond, c’est-a-dire de représentant du Prince-Evêque de BâIe, seigneur. suzerain de Porrentruy a l’époque. Lui aussi agrandira le patrimoine familial en acquérant « tous droits et actions en murs, courtils (jardins), vergers, champs, prés, bois, forêts, pâturages, terres arables et non arables, dismes, censes, rentes, etc... » jusqu’à Saint-Ursanne, où il a pris femme. En 1592, deux années après sa mort, une ordonnance fixera a 3300 livres baloises le remboursement d’une somme qui « par décision du Prince dut être fournie par la ville de Porrentruy lors du passage des troupes navariennes - celles de Henri IV, roi de France et de Navarre - prestation de même à St-Ursanne, somme fournie par Bourquard Rossel de Porrentruy ».


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TABLEAUX GÉNÉALOGIQUES DE LA FAMILLE RISLER 1481 — 1910

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