Louis Jules Gros, beau-frère de Victor Aristide

vendredi 3 février 2006
par  JML

GROS Louis Jules (1838-1919)

Né le 17 janvier 1838 à Besançon (Doubs)

Il fit ses études au lycée de Besançon, puis à la Faculté de droit. Licencié en droit, il s’inscrivit au barreau de sa ville natale.

Mais Jules Gros se lança très vite en politique. Il fut l’un des rédacteurs de la Revue littéraire, paraissant à Besançon de 1863 à 1868. On trouvait alors à ses côtés Charles Thuriet et le peintre Antonin Fanart. Puis il créa en 1866, une feuille satirique, Vesuntiana, où il signait sous le pseudonyme de Job... Cette feuille ne dépassa pas trois numéros.

En 1869 il passa à une activité plus sérieuse. Avec quelques amis, surtout le docteur Edouard Ordinaire - et encore Antonin Fanart, il fonda, en avril 1869, le Doubs, Journal démocratique. C’était un organe républicain, combattant violemment un empire décadent. Les responsables furent donc accablés de poursuites judiciaires. Jules Gros fut lui-même condamné à 15 jours de prison en mai 1870. Il quitta ce journal en juillet suivant.

Il travailla ensuite quelque temps pour la Démocratie franc-comtoise, créée en 1873. Il fut ensuite journaliste à Paris, travaillant en particulier à l’Opinion Nationale. Il fut aussi rédacteur de la Correspondance Républicaine, fondée en 1871, et de La Presse Parisienne.

Le 13 février 1880, il fut nommé sous-préfet de Montbéliard. Il fut ensuite administrateur du Territoire de Belfort, le 25 novembre 1881. Mais il démissionne le 28 novembre 1882.

Il revint à Besançon et reprit très activement le journalisme. Il fonda peu après, en août 1883. le Petit Comtois, journal républicain démocratique, un quotidien. La Démocratie Franc-Comtoise ayant disparu en juin 1889, le Comtois devint le seul journal républicain de fait à Besançon.

Candidat opportuniste, Gros fut élu député le 4 octobre 1885, sur une liste de concentration républicaine. Il obtint la 4e place sur cette liste de cinq députés, entièrement élue dès le premier tour. Mais il fut battu aux élections du 22 septembre 1889 par un catholique, républicain rallié, le comte Joseph de Jouffroy d’Abbans.

Il se consacra dès lors entièrement au journalisme, en particulier au Réveil des Campagnes et au petit Comtois.
Il fut Vers 1890 un membre très actif du Syndicat de la presse républicaine départementale en France. Selon la tradition assez courante de l’époque, il était radical et Vénérable franc-maçon de la loge de Besançon. Il poursuivit son activité de journaliste jusqu’à la fin de sa vie.

Son beau frère, le notaire Victor-Aristide Delavelle, fut maire de Besançon (1881-1884).
Mort le 19 mars 1919 à Besançon (Doubs)

Bibliographie : Bargeton (René), Dictionnaire biographique des Préfets (1870-1982), Paris, 1994. p.277.


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